Emi : 4/5 Yigaël : 3/5
Monsieur
Sim, interprété par Jean-Pierre Bacri (il n'aurait pas pu en être
autrement) passe à côté de sa vie et reste les bras ballants dans les
moment où il pourrait VIVRE. Il a peur d'aimer, il a peur de rire,
donner, vivre. Monsieur Sim est dépressif depuis toujours même s'il
prend conscience de sa dépression à partir du départ de sa femme. Quel
est donc ce mal qui le ronge toute sa vie, inconsciemment?
Cette
histoire initiatique parle de dépression, de solitude, de folie. Michel
Leclerc présente ici un film d'une grande richesse scénaristique aux
multiples niveaux de "lecture" et sujet aux interprétations
personnelles. Yigaël et moi avons failli en venir aux mains tellement
notre compréhension du film a été différente.
Il
faut dire que d'emblée, pour des raisons tout à fait personnelles que
je ne développerai pas ici, ce film a eu un écho fort en moi. Il m'a
touché, il m'a parlé. Mon affect a-t-il pu biaiser mon rapport à
l'histoire? Je pense que le réalisateur a volontairement brouillé les
pistes pour entraîner cette réflexion. Il serait intéressant de revoir
le film pour prêter attention aux détails qui mettraient sur une
compréhension plutôt que sur une autre.
J'ai adoré le film, et je lui aurais attribué la note de 5/5 s'il s'était terminé 10 minutes plus tôt. Je n'en dirai pas plus.


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