samedi 28 mai 2016

BANG GANG

 Emi : 2/5        Yigaël : 1/5


Un titre, une affiche et un pitch provocateurs placent Bang Gang au top des ventes de VAD du moment. Tout commence par un jeu collectif où une bande de copains s'amuse à repousser les limites de leur sexualité. La lumière, les couleurs et l'ambiance du film nous plongent dans une ambiance soixante-huitarde à l'époque de la libération des moeurs, alors qu'on nous martèle pendant tout le film avec une insistance injustifiée que l'action se passe pendant la canicule de 2013, "au moment où tous les trains déraillent" : quelle importance? C'est maladroit. Par ailleurs, la bande-son est mal choisie et incohérente tout au long du film.



Quelle est l'intention de la réalisatrice, Eva Husson? Montrer l'effondrement du système de valeurs des ados des faubourgs aisés de cette ville de la côte atlantique? Ca ne prend pas : ces ados là ne sont déjà pas farouches au début de l'histoire.  Provoquer le spectateur? Cela ne fonctionne pas non plus, on n'en ressort ni choqué, ni troublé. Montrer les dérives des adolescents actuels : sexe, drogue? Le film reste peu réaliste. Même les ados sages et disciplinés participent à la fiesta qui est d'ailleurs davantage une partouze qu'un véritable Gang Bang. Et que vient faire le semblant de morale dans ce film? Elle n'avait pas de place ici, elle a été mal amenée et n'est pas aboutie. 


Le seul point positif du film est l'acteur Finnegan Oldfield que j'avais déjà apprécié dans le film Les Cowboys. Et on découvre ici Marilyn Lima, petite Bardot en herbe.


Finalement, Bang Gang détient la plus mauvaise note de PostProjo depuis la création du blog, avec un total de 3/10. Au moment où j'écris ces mots, Yigaël finalise son dessin de son côté, et je me pose la question : que va-t-il bien pouvoir dessiner pour illustrer le film? (mon imagination est débordante là!)




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