Emi : 2/5 Yigaël : 1/5
Un titre, une affiche et un pitch provocateurs placent Bang Gang au top des ventes de VAD du moment. Tout commence par un jeu
collectif où une bande de copains s'amuse à repousser les limites de
leur sexualité. La lumière, les couleurs et l'ambiance du film nous
plongent dans une ambiance soixante-huitarde à l'époque de la libération
des moeurs, alors qu'on nous martèle pendant tout le film avec une
insistance injustifiée que l'action se passe pendant la canicule de
2013, "au moment où tous les trains déraillent" : quelle importance?
C'est maladroit. Par ailleurs, la bande-son est mal choisie et
incohérente tout au long du film.
Quelle
est l'intention de la réalisatrice, Eva Husson? Montrer l'effondrement
du système de valeurs des ados des faubourgs aisés de cette ville de la
côte atlantique? Ca ne prend pas : ces ados là ne sont déjà pas
farouches au début de l'histoire. Provoquer le spectateur? Cela ne
fonctionne pas non plus, on n'en ressort ni choqué, ni troublé. Montrer
les dérives des adolescents actuels : sexe, drogue? Le film reste peu
réaliste. Même les ados sages et disciplinés participent à la fiesta qui
est d'ailleurs davantage une partouze qu'un véritable Gang Bang. Et que
vient faire le semblant de morale dans ce film? Elle n'avait pas de
place ici, elle a été mal amenée et n'est pas aboutie.
Le
seul point positif du film est l'acteur Finnegan Oldfield que j'avais
déjà apprécié dans le film Les Cowboys. Et on découvre ici Marilyn Lima,
petite Bardot en herbe.
Finalement,
Bang Gang détient la plus mauvaise note de PostProjo depuis la création
du blog, avec un total de 3/10. Au moment où j'écris ces mots, Yigaël
finalise son dessin de son côté, et je me pose la question : que va-t-il
bien pouvoir dessiner pour illustrer le film? (mon imagination est
débordante là!)


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