Emi : 3/5 Yigaël : 3/5
Avant
de regarder le film, j'avais déjà entendu parler d'Orelsan à travers la
polémique qui est née en 2009 à partir de son titre "Sale Pute".
J'avoue que je ne m'étais jamais documentée sur le sujet et je m'étais
directement braquée sur le personnage après avoir entendu les propos
extrêmement violents envers les femmes et inacceptables de la chanson :
par exemple "J'vais te mettre en cloque et t'avorter à l'Opinel"... J'ai
pas pu aller plus loin (pas voulu!) dans l'intérêt que j'ai accordé à
ce type. J'en étais restée là.
Et puis ce soir,
on a décidé de regarder son film. Celui dont il est le réalisateur, un
des deux acteurs principaux : un film quasi autobiographique qui raconte
ses débuts avec Gringe dans le groupe des Casseurs Flowters, deux
rappeurs-glandeurs qui errent et qui n'arrivent pas à faire quoi que ce
soit de leurs vies, comme s'ils étaient enfermés dans un schéma qui se
répète sans fin...
Le
film est pas mal malgré quelques longueurs, j'ai découvert un autre aspect d'Orelsan (pourtant je
n'avais vraiment pas envie de m'y mettre!) : ça m'a donné envie de me
documenter et de me faire un avis motivé. J'ai écouté des musiques, j'en ai apprécié certaines, j'ai lu
les paroles, regardé des interviews où Orél parle bien et a des propos assez intelligents. J'ai appris que la cour d'appel de
Versailles a relaxé le chanteur pour sa chanson "Sale Pute" et je l'ai
compris. Comme quoi les féministes ne sont pas forcément bornées.
Pour
rester sur une "bonne impression" d'Orelsan, j'aurais dû arrêter mes
recherches à ce moment-là. Sauf que j'ai creusé un peu. Et je suis
tombée sur d'autres titres aux propos insupportables. Les appels au viol
et aux violences contre les femmes sont en fait une habitude chez le
rappeur qui a visiblement appris de son expérience : un gros titre
polémique relance la carrière en cas de besoin. Dans son titre
"Saint-Valentin" il ose "Ferme ta gueule ou tu vas te faire
Marie-Trintignier".... Ou la même année dans "Courez Courez" : "Tu vas
perdre ton pucelage avant d'avoir perdu tes dents de lait" "Comme si
c'était de ma faute si les meufs c'est des putes, elles ont qu'à arrêter
d'se faire péter l'uc"...
Alors
M. Orelsan, quelles sont les motifs cette fois-ci? Des personnages de
fiction? Un vilain quiproquo? Orelsan : rappeur à la tête d'ange... mais démon à l'intérieur? J'ai mon avis
là-dessus. La première impression est souvent la bonne.


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