vendredi 11 mai 2018

FEMINISTES

Emi : 2/5

Féministes - Récits militants sur la cause des femmes.
(BD)

Autrices : Annaïg, Sarah Ayadi, Aurélie Bévière, Ingrid Chabbert, Claudia les mains rouges, Anne-Perrine Couët, Elvire de Cock, Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, Julie Gore, Laurier The Fox, Valérie Lawson, Louison, Morgane Parisi, Christelle Pécout, Jeanne Puchol, Théa Rojzman.

Editions : Vide Cocagne

Résumé en quatrième de couverture : Qu’est-ce qu’être féministe ? 16 autrices, 16 réponses différentes. Un ouvrage collectif pour qu’elles puissent aujourd’hui exprimer ce qu’est pour elles le féminisme, ce à quoi il les renvoie, pour chacune, dans leurs parcours ou dans leur vie quotidienne. Elles dressent un tableau non-exhaustif d’un concept encore mal perçu, questionné souvent, incompris parfois.

Cette BD m’a été offerte par Yigaël. D’une part parce que l’une des autrices est Ingrid Chabbert, dont j’ai aimé la BD Ecumes ; ensuite, parce que je suis une féministe convaincue. Je ne reviendrai pas ici sur la définition du mot, ou plutôt sur les définitions, puisque chacun y met un peu ce qu’il veut. Il n’y a pas un féminisme mais des féminismes, on peut adhérer à certaines idées et pas à d’autres. Une idée à laquelle je n’adhère pas par exemple : le principe de non-mixité. Pour moi, le féminisme est mixte. Ce n’est pas un problème de femmes, c’est un problème de société. Les hommes féministes sont nombreux et je dirais même qu’il est essentiel qu’ils s’investissent dans la cause et qu’on entende leur voix.

C’est pourquoi je ne partage pas le choix fait par Marie Gloris Bardiaux-Vaïante de réunir uniquement des autrices, seize au total, pour la réalisation de ce collectif composé de douze récits en noir et blanc. J’aurais aussi aimé lire les points de vue féministes d’auteurs (masculins) de BD.

Les thèmes abordés sont le féminisme personnel, le harcèlement de rue, les femmes asiatiques, la sexualisation et la pop culture, la grossesse, l’intersectionnalité, le vagin, la transidentité, l’accomplissement individuel, le consentement et le viol et l’écriture inclusive.
Cette BD a le mérite de poser des définitions sur des mots et de faire œuvre de pédagogie sur des thèmes et des problématiques auxquelles vous n’aviez peut-être jamais réfléchi.

Je n’avais jusqu’ici jamais lu de BD politique et/ou documentaire, et je dois reconnaitre que ce n’est pas ma tasse de thé. Je n’aime pas trop quand la BD n’est qu’un prétexte pour apporter un maximum d’informations dans de gros cartouches qui écrasent le dessin, ou pour retranscrire un témoignage sous forme d’interview : pour me documenter, je préfère un autre média.

Finalement, sur les douze récits, seuls trois m’ont réellement intéressée ou interpelée.

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