lundi 14 octobre 2019

REPONDS, SI TU M'ENTENDS - ET IL FOULA LA TERRE AVEC LEGERETE - LA MUSE QUI INSPIRA LA STATUE DE LA LIBERTE

Ce roman de Marian Keyes ne m'a pas emballée. J'ai trouvé le livre léger, se voulant drôle... mais c'est finalement lourd et superficiel. 

Imaginez : de très nombreuses pages sont consacrées au chien qui fait caca devant la maison de la mère de l'héroïne et aux échanges de mails intra-familiaux ridicules qui n'apportent rien à l'histoire... 525 pages, c'est long. Surtout quand le sujet du bouquin, à la base, c'est le deuil de la jeune femme. 

En cherchant quelques infos sur ce livre, j'ai découvert qu'il appartient au genre "chick-lit". 
Quésaco ? J'aurai au moins appris une chose. Je partage avec vous la définition donnée par Wikipédia : "Romans ou comédies sentimentales écrits par des femmes à destination d'un public féminin". 
Je ne m'attarderai pas sur le caractère sexiste de cette définition (!!!), car je pourrais écrire plusieurs pages à ce sujet. 

Il s'agit en fait d'un sous-genre de la comédie romantique, littéralement "écriture de poulette". Le ton utilisé est léger, humoristique, voire ironique. Le personnage est toujours une femme, d'une trentaine d'années, qui se débat désespérément dans un quotidien semé d'embûches ("oh zut, un chien fait tous les jours caca devant ma porte, je vais mener une enquête!") et dont le but dans la vie est de trouver le Prince Charmant (comment vais-je attirer son attention?), d'agrandir sa garde-robe ou de rigoler avec les copines, un verre de mojito à la main.

Dans "Réponds si tu m'entends", il s'agit d'Anna Walsh, qui bosse pour une marque de cosmétiques ultra-branchée, qui a des amis fashion, une garde-robe de rêve et une famille déjantée (véridique!). Mais attention, là on est dans un chick-lit très profond, puisqu'il s'agit de l'histoire d'un deuil. Oh la la.

Non, vraiment, c'est pas ma tasse de thé, vous l'aurez compris. Mais ça sera sûrement un bon livre pour les amateurs de chick-lit (hop, je réutilise mon nouveau vocabulaire).


Rien à voir, mais alors vraiment rien, j'ai lu la BD de Laurent Bonneau et Mathilde Ramadier : "Et il foula la terre avec légèreté". 
Ethan, jeune ingénieur forage pour une compagnie pétrolière internationale, fait un voyage d'acclimatation en Norvège afin de travailler sur l'implantation d'une nouvelle plateforme. Nathan va finalement être sensibilisé à une écologie profonde par les habitants et la beauté de lieux encore préservés. S'en suit une remise en question professionnelle et personnelle... La BD est poétique, sans fioritures, le dessin est pur et retranscrit "l'ambiance" qui se dégage des paysages norvégiens. La BD fait voyager, fait réfléchir. Je conseille.


Enfin, saviez-vous que la Statue de la Liberté a été inspirée par une femme réelle ? Une BD retrace la recherche de ce visage par le sculpteur Bartholdi en 1886. 
C'est le caractère historique de cet album qui m'a attirée, et plus largement de la série : c'est le onzième tome de "L'Homme de l'année" (en l’occurrence ici : une femme!). La curiosité de savoir comment ça s'est vraiment passé, et qui était la muse en question...

Puis j'ai été déçue parce qu'en faisant des recherches complémentaires, j'ai découvert que les auteurs avaient romancé l'histoire et avaient arbitrairement choisi une des hypothèses, non validée par les historiens. Pour moi, ça enlève clairement l'intérêt de la BD. Un peu décevant, a posteriori.


Emi

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