samedi 9 juin 2018

CES JOURS QUI DISPARAISSENT


Emi 5/5     Yigaël 5/5

Ces jours qui disparaissent
(BD)
Dessin et scénario : Timothé Le Boucher
Editions : Glénat

Extrait de la quatrième de couverture (je n’en mets volontairement qu’un extrait parce que je pense qu’elle en dit trop !) : Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait pas le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ses absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir.

Je dois reconnaitre que le dessin n’est pas attrayant de prime abord (très sobre, aplats de couleurs) mais franchement, cela n’est pas gênant et c’est vite oublié étant donné la qualité du scénario de Timothé Le Boucher : original, inattendu, complexe.

Quand j’ai commencé ce roman graphique de 190 pages, j’ai tellement été captivée que je n’ai pas pu m’en décrocher. Au fil des pages, le récit gagne en tension et tient le lecteur en haleine.

L’auteur a fait le choix pertinent d’adopter le regard subjectif d’un seul Lubin, ce qui permet au lecteur de s’y identifier et de prendre même parti pour cette personnalité. Thimothé Le Boucher fait évoluer son histoire aux frontières du réel sans jamais vraiment tomber dans le fantastique.

Si je devais émettre une réserve, ce serait sur la proportion très élevée de personnages qui ont un genre ou une sexualité atypique. Cela donne l’impression que l’auteur a essayé de « caser » le plus de cas de figure possibles : cela impacte un peu la crédibilité de l’histoire.
Peu importe. J’ai eu, vous l’aurez compris, un véritable coup de cœur pour cette BD.
Et je ne suis pas la seule, puisque ce thriller psychologique a été vendu, et c’est justifié, à plus de 40 000 exemplaires. Une adaptation au cinéma est prévue pour le printemps 2019.

On en parle dans le tout premier podcast "L'Atelier BD". Cliquez, et écoutez !

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