samedi 23 juin 2018

LES LUMIERES DE L'AEROTRAIN


Emi 4/5      Yig 4/5

Les lumières de l’aérotrain
(BD)
Dessin et couleurs : Johann Corgié
Scénario : Aurélien Ducoudray
Editions : Grand Angle

Quatrième de couverture :
« Après l’envie vient la jalousie, puis le mensonge… »
Sous un pilier de la ligne abandonnée de l’aérotrain, Hervé et Romuald s’ennuient vitesse grand V en regardant passer les trains ! Il y a bien Mathilde, la caissière du supermarché, qui les trimballe dans sa R5. Mais à part le Palomino Dancing, il n’y a pas grand-chose à faire…

Mais un jour, la jolie Lucie débarque et bouleverse leur adolescence monotone. A 16 ans, elle vient de déménager. Mignonne, enjôleuse, avec un père conducteur de train au Japon, elle a des arguments pour les séduire tous. Elle a tout pour leur faire tourner la tête… Mais Lucie, elle ment beaucoup aussi…


Quand on lit le titre de la BD et qu’on regarde la couverture, on s’attend à une histoire où l’aérotrain aurait une place centrale. On sent que c’est la volonté des auteurs, l’appareil est un fil rouge pendant tout l’album… Pourtant, l’intrigue de l’histoire, par ailleurs très originale, se passerait bien de cet élément qui ne lui apporte rien.

En refermant la BD, je me suis demandé pourquoi Aurélien Ducoudray donnait tant d’importance à ce qui devrait être simplement une toile de fond ? Une passion personnelle peut-être ? 

J’ai cherché une explication à côté de laquelle j’aurais pu passer : j’ai trouvé finalement un parallèle possible entre l’histoire de l’échec du projet novateur et prometteur que représentait l’aérotrain dans les années 70, et Romuald, le cadet de la bande, le plus intelligent, aux ambitions peut-être avortées par une jeunesse à la dérive et une aventure qui tourne mal. « Aérotrain, histoire d’un échec prévu » sont les premiers mots de la BD : peut-on y voir un double sens ? C’est un peu tiré par les cheveux, me direz-vous. Peut-être, et c’est le seul reproche que je formulerai envers cette bande-dessinée de 88 pages qui est une réussite narrative avec un dessin dynamique, à la hauteur du scénario.

Emi

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire