lundi 4 juin 2018

DANSER AU BORD DE L'ABÎME


Emi     3/5

Danser au bord de l’abîme
Auteur : Grégoire Delacourt
Editions : JC Lattès

Quatrième de couverture :
« Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige. A la foudre.
- Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin. »
Il y a des promesses que l’on se fait à vingt ans, et les rencontres que nous réservent le hasard. Il y a le bonheur que l’ont croyait tenir, et celui après lequel on court. Il y a l’urgence de vivre. »

Je me suis arrêtée sur ce roman parce qu’il a été écrit par Grégoire Delacourt. C’est un auteur que j’aime beaucoup : il a écrit, entre autres, un de mes romans préférés « La première chose qu’on regarde » et le célèbre best seller « La liste de mes envies ». J’étais impatiente, donc, de découvrir « Danser au bord de l’abîme » paru en 2017 aux éditions JC Lattès.

J’ai été complètement happée par la première partie du roman. Je retrouvais le style de Delacourt et lisait ses mots avec délectation : bien écrit, avec une dissection des sentiments très fine, des scènes justes et des personnages réalistes. Epatante, aussi, la capacité de cet auteur à se mettre sans fausse note dans la tête d’une femme (Emma, la narratrice). Au fil du roman, Grégoire Delacourt fait un parallèle entre l’histoire narrée et le récit de La chèvre de Monsieur Seguin, d’Alphonse Daudet. La Chèvre de Monsieur Seguin ! Il n’y a pas de récit qui me touche plus que celui-là. J’ai eu l’impression un moment que le livre avait été écrit pour moi. Il a réussi à me toucher, à me remuer, à me secouer. L’histoire en devenait même un peu dérangeante.

Dans cette première partie, idée géniale, les chapitres sont numérotés à rebours, du 72 au 0, celui où tout bascule. On avance inexorablement vers l’abîme, le lecteur ressent une tension jusqu’à ce moment où…

Puis il y les parties 2 et 3, décevantes. L’intrigue est inattendue, certes, mais les dialogues sonnent faux (dans la première partie aussi en fait, mais j’étais tellement « dedans » que ça m’a moins dérangée), certaines scènes manquent de crédibilité, il y a des longueurs et trop de « bons sentiments » sur la fin. Les références trop nombreuses, répétitives même, aux vins et aux opéras alourdissent considérablement le récit.

J’ai donc un avis mitigé sur ce roman de Grégoire Delacourt, éloge de l’instant présent, qui, je dois le reconnaitre, m’a quand même bien touchée sur différents passages. Mais le récit est trop inégal dans sa qualité, ce qui le dessert et ne le place pas au niveau des autres Delacourt.

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