mercredi 11 juillet 2018

THE DISASTER ARTIST



Emi 4/5        Yig 4/5

Je vais essayer de faire une chronique à peu près construite, mais Oh. My. God. Voilà les trois mots qui me viennent là, tout de suite.

Pour commencer, j’apprécie la petite mise en abîme : James Franco a réalisé et produit un film, The Disaster Artist, dans lequel il joue le rôle d’un type, Tommy Wiseau, qui se lance lui-même dans la réalisation et la production d’un film, The Room, dans lequel il est acteur. Vous suivez ?
Alors petite devinette : quelle est la différence entre James Franco et Tommy Wiseau ?

James Franco a reçu un Golden Globes amplement mérité en 2018 pour sa performance d’acteur : il a réussi avec un mimétisme bluffant, à se mettre dans la peau de l’étrange (et la barre est haute !) Tommy Wiseau. Il l’a rendu inquiétant - personnellement il me mettait vraiment mal à l’aise - et touchant à la fois dans sa folie, plein de bonne volonté mais définitivement à côté de la plaque.

Tommy Wiseau, lui, a signé The Room, le plus grand nanar de tous les temps.

The Disaster Artist est en fait une adaptation du livre éponyme de Greg Sestero, qui se trouve être un des acteurs principaux du film ridiculement devenu culte The Room. Sestero raconte dans son bouquin sa relation amicale et étrange avec Tommy Wiseau, et dévoile les coulisses du tournage malsain de The Room, sous la direction de ce monstre innocent souvent comparé à Frankenstein : un doux dingue qui mènera tout de même à bien son projet fou.

Restent des questions sans réponses (vous comprendrez en voyant le film, que je vous recommande si vous voulez passer du malaise au fou rire) : Tommy, d’où viens-tu ? Quel âge as-tu ? D’où sors-tu tout cet argent ?

Emi




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