mercredi 22 août 2018

CHATEAUX BORDEAUX T.1 Le domaine


Emi 4/5      Yig 3/5


Châteaux Bordeaux T.1 Le domaine
(BD)
Dessin : Espé
Scénario : Corbeyran
Editions : Glénat

Je déconseille la lecture de la quatrième de couverture avant de découvrir la BD.

Quatrième de couverture :
Suite au décès de leur père, les trois enfants Baudricourt héritent de l'exploitation vinicole familiale, un vaste domaine situé au coeur du Médoc. Les deux frères comptent se séparer rapidement de la propriété et des dettes dont elle est criblée. Mais leur décision est aussitôt remise en cause par la détermination de leur sœur, Alexandra, qui voit dans cet héritage l'opportunité de rebâtir sa vie sur les terres de son enfance. Décidée à reprendre en main le vignoble paternel, Alexandra se retrouve rapidement au pied du mur.

D'un côté, elle affronte l'hostilité de son entourage, de l'autre, elle sait que pour réussir elle va devoir tout apprendre, car la fabrication d’un grand cru ne s’improvise pas. Avec humilité et courage, Alexandra se consacre dès lors entièrement à son nouvel univers qui deviendra - au fil du temps - sa passion...

Comme pour L’île des Justes (chroniquée ici), j’ai été très attirée par la couverture dessinée et mise en couleurs par Espé. N’est-elle pas magnifique ?
Ensuite, j’ai lu la préface signée par un certain Michel Rolland, dont j’ignorais l’identité, inculte que je suis dans le domaine du vin… J’y reviendrai.

La BD traite des épineuses questions de succession dans une entreprise dirigée par une famille depuis deux siècles ; entreprise vinicole « Le domaine du Chêne Courbe ».

Et puis, page 31, le fameux Michel Rolland réapparait dans le dialogue entre deux personnages, présenté comme un « ami œnologue consultant », « un génie ». Tiens, tiens… fiction ou réalité ? C’est troublant ! Après une petite recherche sur internet pour combler mes lacunes, il s’avère que Michel Rolland, celui qui a préfacé l’album, est un œnologue français très médiatique qui a plusieurs domaines dans le Bordelais.

Alors, deuxième question qui découle de cette première découverte : est-ce que le domaine du Chêne Courbe existe vraiment ? Eh bien non ! C’est une invention scénaristique de Corbeyran qui dit, dans une interview sur www.lavenir.net, vouloir « créer une confusion dans l’esprit du lecteur, afin qu’il ne puisse plus déterminer la fiction du réel ».

J’ai apprécié la BD, destinée à tous (amateurs de grands crus comme de parfaits néophytes !), et on sent les prémices d’une longue intrigue avec des conflits d’intérêts, des rapprochements, des secrets et des trahisons… 9 tomes en tout (le dernier est prévu pour septembre 2018). J’ai été un peu déçue, donc, d’avoir si peu à me mettre sous la dent dans ce premier tome, tellement il appelle à la - longue - suite. Je la lirai avec plaisir, mais il faudra que ma petite bibliothèque municipale investisse dans la série et que je la lise d’un trait. Je n’aime pas trop les séries pour cette raison : j’oublie la trame d’un tome à l’autre, souvent très espacés dans le temps puisqu’il faut un an en moyenne pour faire un album.

J’ai été un peu déçue par le dessin des planches : la couverture de l’album et le dessin d’Espé dans L’île des Justes avaient mis la barre de mes attentes un peu trop haut. En fait, L’île des Justes a été dessinée en 2011, alors que ce premier tome de Châteaux Bordeaux l’a été en 2005. Le dessinateur progresse, et ça se voit. Du coup, quand le lecteur fait le chemin inverse, c’est un peu décevant. Mais cela n’enlève en rien la qualité du scénario et une découverte de la série Châteaux Bordeaux très positive.

Emi

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